FRANÇOIS HÉBEL, DIRECTEUR DE LA FONDATION HENRI CARTIER-BRESSON
"Espérons que le manque crée l’envie"
FRANÇOIS HÉBEL, DIRECTEUR DE LA FONDATION HENRI CARTIER-BRESSON
"Espérons que le manque crée l’envie"
AU TEMPS DU CORONAVIRUS, COMMUNIC'ART DONNE LA PAROLE À SES CLIENTS.
En cette période de confinement, quelles sont les actions menées par la Fondation Henri Cartier-Bresson par vous et votre équipe pour poursuivre vos activités ?
François Hébel : Une légère présence sur les réseaux sociaux, sans submerger les lecteurs. Nous utilisons les « Perles des archives » et quelques documents intéressants pour mieux faire connaître Henri Cartier-Bresson avec des textes courts.
En quoi est-ce important pour vous de maintenir le lien avec vos communautés et vos publics ?
FH : C’est le rôle pédagogique de la Fondation, une de ses principales raisons d’être autour de l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson et de Martine Franck.
Comment considérez-vous le rôle de la culture et de l’art dans ce contexte de crise sanitaire, de confinement ?
Cette période est évidemment propice à une approche « intime » de la culture, du livre, du film, etc., mais évidemment pas à la rencontre « physique » de l’œuvre ou du spectacle. En revanche, la créativité foisonnante sur le net a l’avantage d’élever le niveau des outils de diffusion virtuels.
Quelles leçons tirez-vous de cette expérience inédite et quel impact aura-t-elle selon vous dans le secteur de la culture, et de la photographie plus particulièrement vous concernant ?
FH : Espérons que le manque crée l’envie, et que le point de vue des artistes permette une meilleure compréhension du monde pour les décideurs et les citoyens.
Quels sont les projets de la Fondation après le confinement ?
FH : Prolonger l’exposition de Marie Bovo, car il n’y a rien de plus triste pour une artiste de préparer une exposition et de ne pas rencontrer son public. Puis de décaler les autres programmes auxquels nous travaillons tant pour la rue des Archives, à Paris, que pour nos nombreux programmes dans d’autres institutions françaises et étrangères.
Commissaire de l’exposition « Évolution » et Fondateur de Jericho Fine Art
« David Manzur : un géant à faire découvrir. »
© DR
Comment faire accéder un artiste majeur à la reconnaissance internationale qu’il mérite ? C’est le défi que s’est lancé Stanislas Couzi-Betancourt, fondateur de Jericho Fine Art et représentant du peintre colombien David Manzur en Europe et en Asie.
En octobre 2026, il a pris le pari d’organiser à Paris, en pleine semaine d’Art Basel, la première exposition personnelle française de cet artiste de 96 ans, dont l’œuvre traverse plus de soixante-dix ans de création. Neuf jours pour convaincre collectionneurs, institutions et médias de porter un nouveau regard sur l’une des grandes figures de l’art latino-américain.
Pour ART360, Stanislas Couzi-Betancourt revient sur les ambitions, les obstacles, les résultats et les prochaines étapes de cette aventure artistique et entrepreneuriale.
... Lire la suite >>>Maire de Montpellier Président de Montpellier Méditerranée Métropole
"Sanctuariser la culture est un acte de résistance démocratique"
© TWebistan / Grand Bivouac
Réélu en mars 2026 à la tête de la ville Montpellier, et de Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse revendique une politique culturelle ambitieuse, à rebours d’un contexte national marqué par la réduction des budgets culturels dans de nombreuses collectivités.
Pour lui, la culture ne relève ni du supplément d’âme ni de la variable d’ajustement : elle constitue une colonne vertébrale démocratique, urbaine et citoyenne, un levier de transmission, d’émancipation et d’avenir.
François Blanc : Vous avez été réélu en mars 2026 maire de Montpellier. Que signifie pour vous le choix de maintenir une ambition culturelle forte à l’échelle de la Ville et de la Métropole ?
Lire la suite >>>Au Petit Palais pour Nuit Blanche 2026
"Avec le miroir, je mets le monument en mouvement"
À l'occasion de Nuit Blanche 2026, Mathias Kiss investira le Petit Palais avec Liquid Mirror, une installation in situ soutenue par la Fondation Loo&Lou pour l'art contemporain.
Formé aux métiers de la peinture, de l'ornement et de la restauration des monuments historiques, l'artiste déplace depuis plusieurs années les codes classiques vers une œuvre contemporaine où l'artisanat, l'architecture, le reflet et la perception se rencontrent.
Au Petit Palais, monument de 1900, son miroir fragmenté deviendra une matière fluide, presque numérique, qui dialoguera avec l'histoire du...
Lire la suite >>>Artiste du pavillon du Sénégal à la Biennale de Venise 2026
"Avec WURUS, je veux déplacer le regard sur ce qui fait valeur"
À l’occasion de la 61e Biennale d’Art de Venise 2026, le Sénégal présente au Palazzo Navagero WURUS, une installation inédite de Caroline Gueye, sous le commissariat de Massamba Mbaye. Formée à la physique fondamentale et nourrie par l’astrophysique, la jeune artiste sénégalaise y aborde l’or — wurus en wolof — comme un point de départ pour interroger la valeur, la mémoire et les conditions du regard.
Conçue in situ au Palazzo Navagero, l’œuvre associe laiton, bronze, polymère, miroirs et lumière pour faire du déplacement du visiteur une expérience sensible, entre histoire africaine, ressources de la terre et réappropriation symbolique.
François Blanc : Représenter le Sénégal à la Biennale de Venise est un geste fort, à la fois artistique, personnel et symbolique. Comment vivez-vous cette invitation,...
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Restitution des œuvres d’art : « Il est urgent de réinventer une nouvelle forme de gouvernance culturelle »
Par FRANÇOIS BLANC
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"Bien communiquer est un art à forte valeur ajoutée"
Par FRANÇOIS BLANC
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