Maire de Montpellier Président de Montpellier Méditerranée Métropole
"Sanctuariser la culture est un acte de résistance démocratique"
© TWebistan / Grand Bivouac
Réélu en mars 2026 à la tête de la ville Montpellier, et de Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse revendique une politique culturelle ambitieuse, à rebours d’un contexte national marqué par la réduction des budgets culturels dans de nombreuses collectivités.
Pour lui, la culture ne relève ni du supplément d’âme ni de la variable d’ajustement : elle constitue une colonne vertébrale démocratique, urbaine et citoyenne, un levier de transmission, d’émancipation et d’avenir.
François Blanc : Vous avez été réélu en mars 2026 maire de Montpellier. Que signifie pour vous le choix de maintenir une ambition culturelle forte à l’échelle de la Ville et de la Métropole ?
Michaël Delafosse : Aujourd’hui, la culture est mise à l’épreuve par la crise des finances publiques, par l’endettement de l’État, et par la fragilisation des collectivités locales, qui jouent pourtant un rôle ...
Lire la suite >>>Présidente du Conseil d’Administration des Rencontres d’Arles
"La photographie nous aide à comprendre et à faire évoluer le monde"
À Arles, la photographie n’est pas qu’un festival : c’est un langage commun, un moteur de création et un lien vivant avec un territoire. Dans cet entretien, Françoise de Panafieu revient sur l’ambition internationale, l’ancrage local, les mutations de l’image et l’audace nécessaire pour demain.
Art 360 : En quoi les Rencontres d’Arles incarnent-t-elles à la fois une ambition culturelle internationale et une aspiration profondément ancrée dans le territoire arlésien ?
François de Panafieu : Les Rencontres d’Arles possèdent une singularité rare : elles sont à la fois un événement d’envergure mondiale et une manifestation profondément enracinée dans leur territoire d’origine. C’est un équilibre délicat, mais qui fait toute leur force.
D’un côté, le festival attire chaque été près de 160 000 visiteurs venus du monde entier, dont 50 % d’étrangers lors de la semaine d’ouverture ...
Lire la suite >>>Président de l'AICA-France
"La critique d’art d’aujourd’hui écrit l’histoire de l’art de demain"
© AICA-FRANCE
Dans un monde de l’art toujours plus foisonnant, la critique reste une boussole précieuse. Mais à quoi sert-elle vraiment aujourd’hui ? Comment éclaire-t-elle le regard des publics et dialogue-t-elle avec l’histoire de l’art ? Fabien Simode, président de l’AICA-France, partage sa vision d’une discipline en pleine mutation, entre nouveaux enjeux, liberté de ton et reconnaissance d’un métier souvent méconnu.
Co-fondatrice de BIENALSUR
"Nous construisons une cartographie transnationale de l’art contemporain"
© Bienalsur
Depuis dix ans, vous réinventez, avec BIENALSUR, le modèle traditionnel de la biennale d’art contemporain. Première biennale véritablement transnationale au monde, elle rassemble aujourd’hui les œuvres de plus de 400 artistes, répartis dans 78 villes et 34 pays. Fidèle à son engagement en faveur d’un humanisme contemporain, BIENALSUR ne demande pas au public de venir à elle : c’est BIENALSUR qui va à la rencontre du public.
Art 360 : BIENALSUR a été lancée il y a dix ans depuis une université publique argentine, l’UNTREF. Quelles étaient vos motivations initiales à travers cette biennale hors du commun ?
... Lire la suite >>>Responsable de la communication du Musée d’art et d’histoire du judaïsme
"Notre rôle n'est pas de montrer une histoire tragique, mais la permanence de la culture juive à travers les millénaires."
Depuis janvier 2020, Muriel Sassen est la responsable de la communication et des publics du musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ).
Dans un contexte géopolitique très sensible, elle décrit la manière dont elle a choisi de communiquer sur l’Histoire et la culture du Judaïsme, sans empiéter sur le territoire du Mémorial de la Shoah.
Lorsque vous êtes arrivée fin 2019 au mahJ, vous êtes-vous heurtée à beaucoup de difficultés pour, au moment du déconfinement, faire revenir les visiteurs ?
Nous avons eu la chance d’avoir une très belle exposition sur l’École de Paris, avec Chagall, Modigliani… sur laquelle nous avions travaillé durant tout le confinement et qui a attiré près de 60.000 visiteurs, malgré les restrictions imposées de jauge.
Nous étions donc prêts dès que les portes se sont rouvertes.
Comment parvient-on à faire de la médiation culturelle ...
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