Actualité
"Perspectives intrinsèques" : 7 artistes explorent les liens entre matière et mémoire à la 46 St Paul Gallery
Perspectives intrinsèques réunit des artistes dont les pratiques explorent les liens subtils entre monde intérieur et perception du monde extérieur. À travers la sculpture, le verre, la céramique, le textile, la peinture ou l'installation, l'exposition invite le visiteur à traverser des paysages sensibles où la matière devient langage.
L'horizon marin agit comme une ligne de fuite vers l'ailleurs et la liberté. L'eau y devient un fil conducteur : elle relie l'infiniment petit (les structures organiques, les formes microscopiques du vivant) à l'infiniment grand des paysages, de la mémoire et des espaces mentaux.
Entre transparence et densité, fragilité et puissance, les œuvres présentées interrogent notre manière d'habiter le monde. Elles convoquent autant le regard que le toucher et ouvrent un dialogue constant entre contemplation, sensation et imaginaire.
Les céramiques tissées de Clare Dudeney jouent avec la couleur, la répétition et la matérialité. En réinterprétant des gestes artisanaux traditionnellement associés au foyer et aux pratiques domestiques, l'artiste transforme la céramique en un langage textile contemporain, à la fois délicat et structuré.
À travers la technique du monotype, Camille Pozzo Di Borgo révèle un univers marin invisible à l'œil nu. Ses œuvres évoquent les profondeurs sous-marines et les architectures fascinantes du vivant, entre immersion sensorielle et exploration scientifique.
Les sculptures de Carla Gimbatti prennent naissance dans les terres de Patagonie, où l'artiste récolte elle-même ses argiles. Transformées en formes minérales, ses pièces semblent se déplacer sur les murs comme un mouvement de marée ou un ressac silencieux.
Les formes abstraites de Antoine Leclercq traduisent les tensions et élans qui traversent l'existence humaine. Entre bronze et acier corten, ses sculptures explorent les relations entre corps et esprit, mouvement et équilibre.
Dans sa pratique mêlant peinture, installation et performance, Bao Vuong travaille la mémoire et les récits enfouis. Sa série monochrome noire The Crossing invite à une expérience contemplative où la lumière surgit de l'obscurité. Entre présence et disparition, douceur et rugosité, les œuvres deviennent des espaces de projection intime où chacun peut confronter sa propre histoire.
Fondé à Barcelone par Elisabet Urpí et Nacho Umpierrez, le studio ELIURPI développe un univers à la croisée de l'art, du design et de l'architecture. Leurs créations en raphia détournent les savoir-faire textiles traditionnels pour donner naissance à des sculptures aériennes, organiques et mouvantes.
Enfin, Antoine Pierini puise dans l'héritage méditerranéen et la culture gréco-romaine pour réinventer les formes antiques à travers le verre. Entre techniques verrières contemporaines et références archéologiques, ses œuvres composent une Méditerranée onirique où lumière, nature et mémoire dialoguent dans une tension permanente entre beauté et mystère.







