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Le 6 juin, 46 St Paul Gallery présente au musée d’Art Naïf de Nice des œuvres d'Amélie Chassary pour les "Rendez-vous aux jardins"
À l’occasion des « Rendez-vous aux jardins », sur une initiative de 46 St Paul Gallery, le samedi 6 juin 2026, l’Association des Amis du Musée d’Art Naïf Anatole Jakovsky propose une rencontre artistique inédite entre Amélie Chassary et Séraphine Louis, au Musée international d’Art Naïf Anatole Jakovsky de Nice.
Trois œuvres d’Amélie Chassary y seront présentées en dialogue avec celles de Séraphine Louis, faisant émerger un regard croisé autour du motif floral et du monde végétal. Entre photographie, peinture et poésie, cette confrontation sensible révèle des résonances profondes entre deux univers où la nature, transfigurée, devient un langage vibrant, à la fois intime et universel.
À travers sa série Fantastic Flowers, Amélie Chassary développe un tra- vail où la photographie et la peinture dialoguent étroitement, donnant nais- sance à des bouquets en constante métamorphose. Partant d’images ancrées dans le réel, l’artiste intervient par la peinture pour en transformer la structure, en amplifier les couleurs et en faire émerger des formes exu- bérantes, parfois hybrides. Les fleurs quittent alors leur dimension naturaliste pour devenir les vecteurs d’un imaginaire libre, situé entre observation et invention. Ce travail trouve une résonance par- ticulière avec l’univers de Séraphine Louis (dite Séraphine de Senlis, 1864- 1942), peintre française faisant partie des « Primitifs Modernes » réunis par Wilhelm Uhde.
Comme chez cette dernière, la nature n’est pas simplement représentée, mais transfigurée par une vision intérieure. Les bouquets deviennent des espaces de prolifération, des composi- tions denses et vibrantes où la couleur et la forme traduisent une intensité sensible, presque spirituelle. Toutefois, là où Séraphine Louis invente ses motifs dans un élan autonome, Amélie Chassary inscrit son geste dans un dialogue avec le réel photographique, qu’elle altère et dépasse.
Comme chez cette dernière, la nature n’est pas simplement représentée, mais transfigurée par une vision inté- rieure. Les bouquets deviennent des espaces de prolifération, des compositions denses et vibrantes où la couleur et la forme traduisent une intensité sensible, presque spirituelle. Toutefois, là où Séraphine Louis invente ses motifs dans un élan autonome, Amélie Chassary inscrit son geste dans un dialogue avec le réel photographique, qu’elle altère et dépasse.
Présentées dans le cadre des « Ren- dez-vous aux jardins », ces œuvres trouvent un prolongement naturel. Par leur exubérance et leur capacité à réinventer le végétal, elles entrent en écho avec l’esprit même de cet événement, qui célèbre la richesse, la diversité et la poésie du monde végétal. Ainsi, le travail d’Amélie Chassary s’inscrit dans un triple dialogue : avec l’histoire de la peinture à travers Séraphine Louis, avec le réel capté par la photographie, et avec le paysage vivant du jardin. Le bouquet y devient un espace de passage, un lieu de transformation où la nature, libérée de ses limites, se réinvente et invite le regard à une expérience élargie du végétal.






