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>>> 03.08.2020

PARIS PHOTO 2020 : LA Galerie Christian Berst Art Brut PRÉSENTE UN SOLO SHOW DE JORGE ALBERTO CADI

Infos Pratiques

galerie christian berst art brut
3-5 passage des gravilliers, 75003 Paris
christianberst.com
 
contact presse
Oriane Zerbib

 


Image principale : 
vue de l'exposition jorge alberto cadi - el buzo, christian berst art brut, paris, 2019
 
Image ci-dessus : 
sans titre, circa 2015. encre, collage et couture sur valise, 40.2 x 61.8 x 18 cm
Pour sa participation à Paris Photo 2020 (du 12 au 15 novembre), la galerie christian berst art brut présente un solo show de l'artiste cubain Jorge Alberto Cadi.
 
Miroslav Tichy, Eugene von Bruenchenhein ou Arnold Odermatt ont-ils - en franchissant le seuil de la Biennale de Venise, du MoMA ou de Pompidou – révolutionné l’histoire de la photographie ? Ou nous permettent-ils simplement d’éclairer d’un jour nouveau les pratiques qui relèvent de ce que Harald Szeemann qualifiait de mythologies individuelles ?
 
En 2019, dans Photo | Brut, les rencontres de la photographie d’Arles réunissaient plus d’une cinquantaine de ces créateurs hors normes. Le 2e volet est déjà en préparation, et Jorge Alberto Cadi, artiste cubain récemment découvert, en écrira un chapitre essentiel.
 
Les critiques parues dans ArtPress ou Le Monde ont adoubé Cadi comme une sorte de figure ensauvagée de ce que certains nomment la photographie plasticienne. Car lui aussi malmène le plan, outrepasse la prise de vue initiale, excède la surface, plaçant la photographie dans l’indécision de la fin et du moyen.
 
Cadi procède autant par hybridation que par concrétion, collant ici, découpant là, cousant ceci avec cela. Quant aux annotations et croquis énigmatiques dont Cadi accompagne parfois ses compositions, ils agissent comme un double-fond renfermant un sens plus enfoui encore, démentant même, parfois, ce que l’image semble suggérer.
 
Mais, à la différence d’Annegret Soltau, Cadi se désengage et opère par transfert. Par ailleurs, même s’il se livre dans ses photomontages à une satire sans compromis des normes bourgeoises et religieuses, ses sujets demeurent en prise avec nos affres les plus archaïques : les fantômes sont-ils tapis dans l’ombre comme des remords ou comme les traces de nos chers disparus ? Les personnages décapités portent-ils leur tête en signe d’aliénation ou, comme saint Denis, de résurrection ? Les attributs diaboliques dont ils sont parfois affublés sont-ils la marque de nos démons intérieurs ? Les vedettes de cinéma à la beauté flétrie nous renvoient-elles à notre propre déclin ? Les lèvres cousues et les regards vides nous rappellent-ils notre infirmité à dire et à voir ?
 
Mais que vaut l’interprétation littérale de cette fabrique d’histoires si l’on ne tient pas compte de l’ingrédient magique, surnaturel, fantastique qui en rehausse la saveur ... et l’arrache à sa contingence ? Et ce, même s’il affirme que « nous sommes un peu cousus par le temps », sa pratique ne peut être réduite à une écriture du temps, pas plus que la photographie ne peut être restreinte à l’écriture de la lumière. Plus vraisemblablement, comme c’est le cas pour les contes, les dispositifs de Cadi ont-ils des vertus thérapeutiques insoupçonnées.
 
 
 
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3-5 passage des gravilliers, 75003 Paris
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Image principale : 
vue de l'exposition jorge alberto cadi - el buzo, christian berst art brut, paris, 2019
 
Image ci-dessus : 
sans titre, circa 2015. encre, collage et couture sur valise, 40.2 x 61.8 x 18 cm

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