Actualité

25.07.2022

PHOEBE BOSWELL & SYLVIE SELIG ARTISTES EN RÉSIDENCE CHEZ URDLA EXPOSÉES À LA 16E BIENNALE DE LYON

Infos Pratiques

Exposition: 
du 14 au 31 decembre 2022  
 
URDLA: 
207 rue Francis-de-Pressensé  
69100 VILLEURBANE  
 
Contact presse: 
Anna Ceravolo 
 
 


Image principale:
Vue d'atelier d'URDLA ©Cecile Cayon 
 
Image ci-dessous:
Vue d'atelier d'URDLA ©Cecile Cayon 
À l’occasion de la Biennale de Lyon, URDLA (atelier d’estampe, galerie d’art et unité d’édition), lieu d’exposition officiel de la biennale, invite les artistes Phoebe Boswell et Sylvie Selig, en résidence dans ses ateliers. Les deux artistes élaborent à cette occasion, une série d’oeuvres originales qui seront exposées du 14 septembre au 31 décembre 2022. 
 
 
PHOEBE BOSWELL
 
Lors de Manifesto of Fragility à URDLA les estampes, les photographies et les installations vidéo et sonores d’autres artistes dessineront, avec les estampes imprimées et éditées à URDLA, les points de fragilité de nos différents corps : physique, imaginaire et représenté.
 
L’apprentissage d’une technique jusqu’alors inconnue permet à Phoebe Boswell de poursuivre sa recherche de nouveaux langages suffisamment robustes, ouverts et polyvalents pour accueillir et amplifier des voix et des histoires qui, comme la sienne, sont souvent marginalisées, mise à l’écart du fait de leur altérité. Ainsi l’exposition à URDLA, répondra aux films présentés à Fagor, en un écho décalé et porté sur l’intime, l’autoportrait et l’autobiographie. 
 
Interroger l’essence du processus artistique, ce n’est pas seulement se demander ce qui est créé, c’est également questionner ceux qui créent. Ainsi, Phoebe Boswell mêle-t-elle journal de travail et intime, rappelant que toute oeuvre naît d’une projection de soi et d’un renvoi de sa propre image au travers du médium. L’échange, le va-et-vient, le rythme de l’image au travail, de l’outil d’abord inconnu puis apprivoisé, dessinent des linéaments d’une subjectivité. 
 
« J’aime m’engager dans des oeuvres en tant que projets qui peuvent durer des jours, des semaines ou des années. J’aime être surprise par le résultat, le construire au fil du temps de manière aussi authentique et rythmique que possible. Je veux toujours grandir à partir de mon travail et dans mon travail. » 
 
SYLVIE SELIG
 
À URDLA, Sylvie Selig s’essaie à la gravure à la pointe sèche et à l’eau-forte afin de réaliser une quizaine d’oeuvres qui seront exposées dans le cadre de la Biennale de Lyon. 
 
Dans ses dessins et ses peintures, Sylvie Selig laisse la matière brute de ses toiles lui inspirer ses scènes narratives fantastiques. Dans son atelier parisien, l’artiste manipule ses tissus de tulle vaporeux comme des bandes de film non développées ou des couches de peau translucides. Ses oeuvres cinématographiques racontent les batifolages mythologiques de personnages minutieusement représentés qui évoquent également la sculpture classique et moderniste. 
 
Les mondes humains, animaux et hybrides inter-espèces s’entremêlent étroitement, et révèlent des amours non réciproques, des parades de séduction ratées et une myriade d’autres liaisons dont les complications inspirent des fables implicites et énigmatiques. La couleur rouge est très présente dans son travail ; Selig imprègne ses toiles de fins capillaires détaillés et fait battre le coeur saignant de ses scénographies d’une vibrante vulnérabilité.
Sylvie Selig.
 
 
Imaginée par les commissaires Sam Bardaouil et Till Fellrath comme un “manifeste de la fragilité”, la 16e édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon affirme la fragilité comme intrinsèquement liée à une forme de résistance, initiée dans le passé, en prise avec le présent et capable d’affronter l’avenir.
 
Cette 16e édition, emprunte plus particulièrement son fil conducteur à l’Histoire de Lyon, révélant des événements qui ont, dans le passé, marqué l’actualité locale, avec des répercussions insoupçonnées à l’international sur les plans politique, économique ou social mais aussi sur le plan artistique, prouvant, si cela était encore nécessaire, combien l’art témoigne de son temps.
 
L’édition 2022 de la Biennale : manifesto of fragility
Du 14 septembre 2022 au 31 décembre 2022
 
 
 
Un atelier d’estampes, une galerie d’art et une unité d’édition, au coeur de Villeurbanne capitale française de la culture 2022. 
 
Ainsi naît URDLA au croisement d’un faisceau de fragilités. Celle de l’imprimerie sur laquelle l’association se constitue et dont elle rachète les dettes. Celle du patrimoine technique qu’elle permet de sauver. Celles des techniques ancestrales de l’estampe qui dans les années 80 ont frôlé, en France, la disparition entre autres par l’absence de transmission des savoir-faire et l’absence d’un apprentissage du goût pour l’image imprimée qui avait pourtant soutenu la création depuis les prémices de la Renaissance, par l’absence d’intérêt des collectionneurs. 
Celle de la possibilité aux plasticiens de rencontrer l’image imprimée.
 
Aujourd’hui, URDLA est un lieu hybride à la fois atelier de productions d’images imprimées et outil de diffusion. Il s’agit à la fois de conférer toute sa vivacité aux techniques traditionnelles de l’estampe originale. Pour rappel le terme « estampe », de l’italien « stampa » (presse), désigne toute impression réalisée à l’encre sur un support à partir d’une matrice qu’on grave ou sur laquelle on dessine. Trois procédés principaux se distinguent : en relief (la taille d’épargne), en creux (la taille-douce) ou à plat (la lithographie).
 
Chaque nouvel artiste reçu au sein d’URDLA participe au développement et à l’adaptation des techniques au monde d’aujourd’hui, aux désirs et aux problématiques des plasticiens de notre temps, de maintenir un dialogue quotidiennement renouvelé entre le passé et les lendemains. L’objectif est à la fois de permettre à des plasticiens, innocents de ces pratiques, de voir au sein d’URDLA émerger leur désir mais aussi de poursuivre cette articulation autour de l’estampe.
 
Ainsi en a-t-il était pour les deux artistes choisies à l’occasion de Manifesto of Fragility. Quarante ans les séparent, pourtant c’est avec la même énergie de la découverte et de l’émerveillement que chacune a apprivoisé la technique qui lui offrait le plus de liberté.
 
 
 

Image principale:
Vue d'atelier d'URDLA ©Cecile Cayon 
 
Image ci-dessous:
Vue d'atelier d'URDLA ©Cecile Cayon 

Infos Pratiques

Exposition: 
du 14 au 31 decembre 2022  
 
URDLA: 
207 rue Francis-de-Pressensé  
69100 VILLEURBANE  
 
Contact presse: 
Anna Ceravolo