Alberto Magnelli (1888-1971) est considéré comme l’un des premiers maîtres de l’abstraction du XXe siècle. Après une première approche de l’abstraction dans les années 15, il revient à une figuration dépouillée dans les années 20, sous l’influence de Giorgio de Chirico.
Les 32 dessins présentés font partie de carnets préparatoires à la série des Pierres, qui, au début des années 30, marquent la conversion définitive de Magnelli à l’abstraction.
C’est la première fois que ces dessins sont exposés.
Réalisés en 1931 à Viareggio, ils révèlent le caractère anthropomorphe de la vision qu’a l’artiste des blocs de marbre des carrières de Carrare qui inspirent la célèbre série.
« Tout le monde a souligné que les pierres ont été le point de départ de la dernière période abstraite de Magnelli. Ces dessins ont d’ailleurs servi de modèle à un grand nombre de peintures réalisées entre 1931 et 1934 ! », écrit Nello di Meo.
La préface du livre, écrite par Antonio Tabucchi, autre Toscan célèbre, met en avant un récit d’une grande richesse sur la pierre et ses métaphores :
« L’écrivain regardait les pierres et se disait : qu’est-ce qu’une pierre ? Après y avoir pensé longuement il décida qu’une pierre est une pierre est une pierre. D’accord. Mais peut-être une pierre signifie-t-elle quelque chose ? Non, une pierre en soi, tout comme un arbre en soi, ne signifie rien. Et puis, où donc se trouvaient-elles, ces pierres ? En l’air, comme des astres carrés qui dansent dans le cosmos ? Dans le cœur du peintre ? Dans sa vie ? »
Alberto Magnelli, né en 1888 à Florence, s’est installé définitivement en France en 1931. Ses œuvres sont exposées dans les musées du monde entier, du centre Georges Pompidou au Solomon R. Guggenheim Museum de New York.
L’exposition de dessins d’Alberto Magnelli est présentée du 15 octobre au 28 novembre 2009 à la Galerie Di Meo.
Galerie Di Meo – 9 rue des Beaux-Arts – 75006 Paris – Tél : 01 43 54 10 98 – www.dimeo.fr
















Née en 1984 à Valenciennes, Mélanie Delattre-Vogt a été révélée lors de l’exposition Dynasty au Palais de Tokyo et au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 2010.
Composé de 64 pages en quadrichromie, le catalogue regroupe 29 illustrations des œuvres exposées à la galerie Di Meo.
Ce catalogue a été créé et édité par l’agence Communic’Art à la demande de la Galerie Daniel Templon.
Pin-up déformées, enfants noyés, mariées monstrueuses… ses tableaux livrent des scènes inquiétantes où se mêlent douceur et violence. Elles témoignent d’une absence totale d’inhibition et réclament du spectateur le même abandon.